La dilapidation des biens de l’Etat ne s’est jamais arrêtée. Et si dans certains cas, tout se fait avec de simples instructions verbales, dans d’autres, la supercherie devient officielle à partir du moment où elle est ordonnée par écrit. C’est le cas de cette affaire de cession d’une maison de chasse, située à l’intérieur du parc zoologique de Benaknoun à Alger.

Le journal arabophone Ennahar, qui donne l’information, s’appuie sur des documents montrant notamment l’accord, signé des mains de l’ancien ministre de l’Agriculture, Rachid Benaïssa. Selon le journal, l’ancien ministre avait donné un accord écrit pour la cession d’une maison de chasse, située au parc d’attraction de Benaknoun, à Alger, au profit d’un certain Abdelmalek Khaled qui en fait la demande. Pourtant, ajoute la même source, les services de la direction des forêts de la wilaya d’Alger avaient refusé d’accorder ce privilège.

Interrogé, l’ancien ministre réfute les accusations et défie la journaliste. « Celui qui a des documents n’a qu’à les présenter à la justice », dit-il avant de préciser qu’il « ne connaît pas un citoyen qui s’appelle Abdelmalek Khaled ».

Les documents sont-ils donc des faux ? Seule la justice peut trancher ce genre d’affaires. Mais si cela s’avère vrai, il est d’une gravité extrême.

Essaïd Wakli