Le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed, à Alger, a rendu ce mardi son verdict dans l’affaire des 15 personnes arrêtées le 16 janvier dernier. Ils ont été jugé pour «actes de dégradation de bien d’autrui», à la suite de la manifestation contre Charlie Hebdo qui a dégénéré au niveau de l’hôtel «Essafir», ex-Alleti.

Les mis en cause ont écopé d’une peine de neuf mois de prison avec sursis et 50.000 dinars d’amende. Mardi dernier, le parquet avait réclamé une peine de prison de 3 ans ferme, en plus d’une amende de 100 000 dinars pour chacun des 15 personnes arrêtées, dont sept ont comparu en état de liberté provisoire, qui, faut-il le préciser, ont nié en bloc les accusations portées contre eux. Pour rappel, ce 16 janvier, après la prière du vendredi, des milliers de personnes, à travers plusieurs villes du pays, ont manifestés pour dénoncer les nouvelles caricatures publiées par le journal français Charlie Hebdo. Mais la manifestation organisée à la capitale, Alger, a dégénéré. Plusieurs personnes s’en sont prises à la devanture de l’hôtel cité, et à l’agence d’Air Algérie, située sur les mêmes lieux. Du matériel a même été volé de l’intérieur de l’agence de la compagnie publique de transport aérien.

Il est utile de rappeler que l’hebdomadaire satirique français,Charlie Hebdo a été victime, le 7 janvier, d’une attaque terroriste sans précédant, menée par les deux frères Kouachi. Cette attaque terroriste s’est soldée par la mort de 12 personnes, dont cinq dessinateurs du journal. Une polémique s’en est suivie. La rédaction de Charlie Hebdo a décidé, une semaine plus tard, de faire sortir une édition contenant d’autres caricatures du prophète (QSSSL). Ce qui a été perçu, encore une fois, comme une provocation chez plusieurs citoyens des pays musulmans.

Elyas Nour