Des milliers de manifestants ont répondu, ce mardi, à l’appel de l’Instance de suivi et de concertation de l’opposition (ISCO), à la marche contre l’exploitation du gaz de schiste en Algérie, dans la ville de Tizi Ouzou.

Peu après midi, des centaines de citoyens ont commencé à affluer devant l’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, lieu du départ de la manifestation. Une heure après, une foule nombreuse, composée d’hommes et de femmes de toutes tous âges, s’est formée devant le portail principal du campus. L’on pouvait distinguer des dizaines d’élus de différentes localités de Tizi Ouzou ainsi qu’un grand nombre d’ex-parlementaires RCD de la même wilaya. Des dizaines de militants et militantes de partis d’obédience islamistes font également partie de la concentration humaine.

Tizi

Un grand nombre de banderoles ont été brandies par les manifestants. On pouvait y lire des slogans, tels « Non à l’exploitation du gaz de schiste », «Préservons la nature », Non à la spoliation de nos richesses naturelles » et autres. Les quelques trois milles marcheurs, organisés en carrés, ont arpenté le  boulevard Lamali menant vers le centre ville, en passant devant le CHU Nedir-Mohammed.

« C’est une preuve on ne peut plus tangible que le peuple algérien est conscient des dangers écologiques immédiats, et sur le long terme que peut charrier ce projet. Les Algériens refusent l’exploitation de cette énergie non-conventionnelle. Nous sommes tous contre l’exploitation du gaz de schiste », déclare M.Irmeche Rabah, président de l’APC d’Aghribs. «L’Algérie n’a pas besoin de l’exploitation de ce gaz. Nous avons des solutions palliatives. Notre pays est immense. Nous pouvons développer l’agriculture, le tourisme, l’énergie solaire et beaucoup d’autres créneaux susceptibles d’apporter beaucoup de richesse et créer des emplois. Pourquoi nos gouvernants se focalisent-ils sur le gaz de schiste, dangereux pour la nature et l’homme ? », se demande-il.

« Que nos frères du Sud sachent qu’ils ne sont pas seuls dans leur combat contre l’exploitation du gaz de schiste et la destruction de notre nature. Nous sommes là pour les soutenir et nous les soutiendrons toujours », déclare à Algérie Focus un jeune étudiant.

 La marche s’est dirigée, ensuite, vers le siège de la wilaya, où un bref rassemblement a été tenu.

 La foule s’est dispersée dans le calme et aucun incident n’a été déploré. Notons qu’aucun dispositif policier particulier n’a été mobilisé pour la circonstance.

 Arezki Ibersiene

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