L’Algérie sera gravement bouleversée et touchée par le scandale mondial appelé communément « SwissLeaks ». De nombreux Algériens ont caché de l’argent dans les caisses de la très controversée HSBC Private Bank à Genève ! Selon les documents confidentiels obtenus par le quotidien français Le Monde et plusieurs autres grands médias internationaux ainsi que le consortium de journalistes d’investigation (ICIJ), au moins 440 Algériens ont caché plus de 671 millions de dollars en Suisse par le biais de  l’établissement britannique HSBC, deuxième groupe bancaire mondial, par l’intermédiaire de sa filiale suisse HSBC Private Bank.

L’Algérie figure même parmi les 55 pays dans le monde qui détiennent les plus importants montants en dollars transférés illicitement dans les comptes bancaires hébergés par cette filiale suisse de la HSBC. Ces transferts de devises illicites ont été accomplis très précisément entre le 9 novembre 2006 et le 31 mars 2007. Pour l’heure, nous ignorons l’identité exacte des détenteurs des comptes algériens. Mais tout porte à croire que de nombreuses personnalités politiques seront touchées par les révélations qui seront faites prochainement par Le Monde et l’ICIJ.

Pour rappel, selon la réglementation algérienne, en référence à l’article 8 du règlement 07-01 de la Banque d’Algérie, il est strictement interdit de posséder des avoirs monétaires et immobiliers à l’étranger à partir de ses activités en Algérie. Ses avoirs sont jugés légaux en Algérie s’ils ont été acquis par des sommes d’argent amassées à l’étranger. L’Article 8 de ce règlement explique clairement que « hormis les cas expressément prévus par l’article 126 de l’Ordonnance N°03-11 susvisée, la constitution d’avoirs monétaires, financiers et immobiliers à l’étranger par les résidents à partir de leurs activités en Algérie est interdite ». Rappelons enfin que le « SwissLeaks » est le fruit de nombreuses investigations menées entre Paris, Washington, Bruxelles ou Genève. Des investigations qui dévoilent les dessous d’un vaste système d’évasion fiscale. 

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