Kamel Mida, député et chargé de communication du parti Taj du ministre des Transports, Amar Ghoul, est au centre d’un scandale concernant l’achat d’un ensemble de terrains, d’une superficie totale de 8 950 m²  appartenant aux héritiers Chekiken Abderrahmane situé au Val d’Hydra, commune de Ben Aknoun.

L’une des victimes, Nabil Benredouan, ainsi que d’autres héritiers ont cédé leur part de ce terrain au député en 2013. Des copies des différents actes et documents ont été, à cet effet, mis en ligne sur un site Internet. Même l’acte notarié de vente et le chèque émis par Kamel Mida en date du 1er septembre 2015 a été rendu public. Or, les héritiers n’ont pas touché leur argent au jour d’aujourd’hui, dénoncent-ils. L’agence de Kouba du Crédit populaire algérien (CPA) a même émis, en date du 25 janvier 2015, un certificat de non paiement qui indique que le chèque émis par Mida était «sans provision».

Il faut signaler qu’un autre député du même parti, à savoir, Abdelaoui Abdelkader, est également impliqué puisqu’il est co-acquéreur avec Mida du même terrain. Le député de Taj refuse, ainsi, de se présenter devant la justice, étant donné qu’il bénéficie de l’immunité parlementaire. Celui-ci a même déposé une plainte contre Nabil Benredouane pour diffamation. Il veut surtout, si l’on croit les affirmations de cet héritier, faire pression sur lui pour récupérer les chèques sans provision. Ce n’est pas la première affaire qui impliqué un député qui reste sans suite. Pour que l’immunité soit levée, il faut un vote de l’Assemblée, ce qui n’a jamais eu lieu. Signalons enfin que toutes nos tentatives de joindre Taj pour leur demander des explications se sont avérées vaines.

 Elyas Nour