La criminalité gagne du terrain en Algérie, selon les récentes statistiques de la Gendarmerie nationale. Parmi les wilayas dans lesquelles le plus grand taux de criminalité a été enregistré figure Alger (6.21%), Chlef (5.46%), Sétif (5.34%), Tipasa (4.41%), Oran (3.99%), Mila (3.51%), Blida (3.39%), Batna (3.32%) et Médéa (3.10%).

 Les chiffres qui viennent d’être rendus publics par les services de la Gendarmerie nationale donnent réellement froid dans le dos et témoignent de l’expansion de la délinquance et de la criminalité en Algérie. S’exprimant, hier mercredi à Alger, le lieutenant-colonel, Abdelkader Rouba a affirmé que quelque 95 000 individus ont été arrêtés en 2014. Présentant le bilan d’activité de son département pour l’année 2014, le responsable a indiqué que plus de 93 000 affaires liées aux crimes de droit commun et au crime organisé ont été traitées en 2014 par les services de la Gendarmerie nationale et plus de 95 individus ont été arrêtés. Les opérations menées par les mêmes services ont permis l’arrestation de 95.272 individus en 2014, contre 89.246 en 2013.

S’appuyant sur les chiffres des nombreuses arrestations effectuées durant l’année 2014, Abdelkader Rouba a souligné que la capitale arrive à la tête des wilayas qui enregistrent le plus grand taux de criminalité avec (6.21%) suivie par Chlef (5.46%), Sétif (5.34%), Tipasa (4.41%), Oran (3.99%), Mila (3.51%), Blida (3.39%), Batna (3.32%) et Médéa (3.10%).

Concernant le sexe, l’âge et le niveau scolaire des personnes arrêtées, les chiffres de la Gendarmerie nationale indiquent que les mineurs et les enfants représentent respectivement (2.85%) et (2.72%), tandis que 49.75 % des individus arrêtés sont âgés entre 18 et 40 ans ayant un niveau d’instruction moyen. Pour ce qui est de la nature des affaires, le rapport de la Gendarmerie précise que la majorité des délits sont relatifs au droit commun, le crime organisé, ainsi que les infractions inhérentes aux lois spéciales et à l’exécution des mandats de justice. 1.989 affaires liées aux atteintes contre la famille et les bonnes mœurs ont été traitées en 2014, soit une hausse de 7.53% par rapport à 2013.

 Nourhane S.