Les services de sécurité sont décidés à tout faire pour lutter contre la violence routière et faire baisser le nombre des accidents de la route. A cet effet, et après le lancement des brigades «banalisées» qui sillonnent les autoroutes, la Gendarmerie nationale va acquérir, dès cette année, une nouvelle génération de radars routiers, fonctionnant en mouvement, et non statiques, comme les anciens, et pouvant même prendre une photo du conducteur.

C’est ce qu’a déclaré, aujourd’hui, le chargé de l’information au commandement de gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Abdelhamid Kerroud, sur les ondes de la radio nationale. Ce sont 500 nouveaux radars de ce type, a-t-il signalé, qui vont être fonctionnels dès le premier semestre de l’année en cours. La Gendarmerie, qui couvre 85% du réseau routier, dont l’autoroute Est – Ouest, le reste étant du ressort de la police, compte tout mettre en œuvre afin de faire baisser le nombre d’accidents.

Il faut rappeler qu’en 2014, ce service de sécurité a enregistré pas moins de 24388 accidents de la route, ayant provoqués 3984 décès et 44546 blessés. La moyenne est donc de l’ordre de 67 accidents par jour, avec 11 décès et 122 blessés à la clé. Des chiffres énormes qui font de l’Algérie l’un des pays où les routes sont les plus meurtrières. D’où la décision de la Gendarmerie nationale de lancer, il y a un peu plus de trois mois, une brigade routière, au niveau de trois wilayas du Centre, utilisant des véhicules «banalisés», pour traquer les chauffards qui se rendent responsables, par exemple, de dépassements dangereux. Une opération qui va être généralisée, à 24 wilayas du pays notamment celles ayant enregistrées le plus d’accidents.

Elyas Nour

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