Le dispositif de préparation des lycéens aux études universitaires scientifiques en langue française est encore à un stade « limité », a affirmé hier, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit.

La ministre à indiqué, lors d’une émission à la télévision nationale, que « les recommandations de la commission du rapport Benzaghou relatives à la préparation des élèves aux filières scientifiques enseignées à l’université sont toujours d’actualité, mais que leur mise en oeuvre n’est pas généralisée à l’échelle nationale pour diverses raisons, souvent non fondées », rapporte l’APS.

Benghebrit a reconnu les difficultés rencontrées par les bacheliers dans les filières scientifiques, enseignées à l’université exclusivement en français, alors que le dans le cursus scolaire, elles sont enseignées en arabe. Elle a rappelé, à ce propos, que le rapport Benzaghou sur la réforme de l’Education nationale prend en charge ce volet, indique encore l’APS.

Cette recommandation rencontre quelques soucis qui empêchent sa mise en pratique sur l’ensemble des wilayas du pays, »notamment dans celles ou la langue française en tant que matière posait déjà problème », avoue Benghebrit. « Durant la décennie noire, et même après, il y avait des wilayas qui faisaient l’impasse sur le français et l’anglais lors des examens, par manque d’enseignante », ajoute-t-elle.

Mme Benghebrit affirme que son département « travaille encore plus pour que la mise en oeuvre du dispositif en question puisse être faite dans l’ensemble des classes dans tout le pays « .

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