Suite à la condamnation de Rachid Aouine, militant des droits des chômeurs d’El Oued, à 6 mois de prison ferme, le mouvement Barakat a vivement réagi, par le biais d’un communiqué, fustigeant « une justice aux ordres. »

Le mouvement Barakat souligne le fait que ce verdict vient alourdir la liste des militants en prison, pour rejoindre Belkacem Khencha et huit autres militants : Brahimi Belelmi, Mazouzi Benallal, Azzouzi Boubakeur, Korini Belkacem, Bekouider Faouzi, Bensarkha Tahar et Djaballah Abdelkader qui « viennent d’apprendre à leurs dépends ce que militer sous une dictature peut coûter aux résidus de liberté. »

Le mouvement Barakat estime que ces condamnations à des peines de prison fermes « révèlent la nature autoritaire d’un régime qui ne recule devant rien quand ses intérêts et ceux de son clan sont dénoncés, menacés et mis en danger. »

Pour ce mouvement, c’est « la peur que les militants du Sud s’impliquent et coordonnent la résistance contre le gaz de schiste qui semble avoir poussé le régime à des condamnations de prison ferme préventive », s’interrogeant : « sinon comment expliquer que pour les mêmes chefs d’inculpation le Nord ne soit pas concerné par cette injuste répression ? »

Barakat, qui se définit comme « un mouvement fondamentalement inscrit dans une démarche citoyenne », dénonce avec force « ces atteintes aux libertés d’expression, de manifestations et la manipulation honteuse de la justice aux profits d’un régime clanique » et « exprime toute sa solidarité à l’égard de ces militants injustement condamnés. »

Barakat apporte, par ailleurs, « tout son soutien aux familles des condamnés injustement » et dénonce « cette énième injustice qui vient alourdir le nombre des militants en prison sous une dictature vacillante. Et de conclure que « lutte et la résistance pacifique pour un État de Droit se poursuivent avec tous ceux qui aspirent à une justice indépendante et une Algérie libre et souveraine. »