Pour aider l’Egypte à se relever de la double crise, économique et politique, qu’elle vit, plusieurs dirigeants se sont précipités à Sharm El Sheikh, pour se mettre au chevet de ce mastodonte aux pieds d’argile.

L’Algérie, représentée par Abdelmalek Sellal, qui a encore une fois dû remplacer au pied levé le chef de l’Etat, fait partie des pays qui ont été invités par le régime de Sissi. Le Premier ministre était accompagné par le ministre de l’Industrie, Abdesselam bouchouareb.

Lors de ses entretiens avec le Premier ministre, puis le chef de l’Etat égyptien, Abdelmalek Sellal a réaffirmé « la solidarité de l’Algérie avec l’Egypte ». Mais contrairement aux pays du Golfe qui ont promis des aides allant jusqu’à 12 milliards de dollars, l’Algérie n’a fait part d’aucune promesse publiquement. Mais afficher ainsi sa « solidarité » implique probablement des aides directes. Sinon, une visite du Premier ministre en personne n’aurait pas de sens.

On a déjà eu une idée de la manière avec laquelle l’Algérie exprime sa solidarité. Lorsque les Tunisiens se sont retrouvés dans une situation économique exsangue, l’Algérie a mis la main à la poche. Elle a débloqué un prêt et un don qui ont permis à Tunis de souffler. Mais là, les jeux étaient clairs et les montants des aides étaient du domaine public. Mieux, à l’époque de la signature de cet accord, les caisses de l’Etat étaient pleines. Les cours du pétrole étaient encore au plus haut niveau.

Mais entre temps, le pétrole a perdu de sa valeur et les caisses de l’Etat se sont vidées. L’Algérie n’a donc plus les moyens d’aider ses alliés. Comment fera-t-elle alors ?

En plus des échanges commerciaux classiques, l’Algérie vend à l’Egypte du gaz butane à des prix préférentiels. Continuera-t-elle à le faire ?

 Essaïd Wakli

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