Le retour du crédit à la consommation pourrait ne pas se faire de sitôt. La raison est liée à la nature de la production nationale.

Si certains défendent l’idée selon laquelle un «produit national» est celui fabriqué localement à hauteur de 100%, d’autres, par contre, préconisent de ne pas être aussi «radical» et d’accepter un taux d’intégration «acceptable» de 40%, puisque le plus gros des entreprises nationales, publiques ou privées, utilisent de la matière première importée ou font dans l’assemblage local, en ce qui est de certains secteurs.

Le syndicaliste UGTA, Amar Takdjout, président du groupe de travail installé à cet effet, a indiqué, aujourd’hui, sur les colonnes du quotidien arabophone «Echourouk», qu’à son niveau, le travail est accompli. Mais, d’après lui, c’est «le ministère de l’Industrie qui n’a pas encore pu établir la liste des entreprises nationales qui seront concernées par le crédit à la consommation». Un blocage lié, bien évidemment, au taux d’intégration.

Selon le syndicaliste, un taux de 40% est appliqué par plusieurs pays pour définir un «produit local». Mais, apparemment, certains veulent appliquer un taux supérieur. Puisque, d’après eux, un produit à fabriquer localement à hauteur de 40% est considéré toujours comme étant importé. Seulement, dans le cas d’un taux plus élevé, la «Symbol» algérienne ne pourrait être concernée par le crédit à la consommation.

Le groupe du travail a proposé au ministère de l’Industrie de commencer par établir une liste des entreprises dont les produits seront concernés par ce genre de crédit, en attendant d’être fixé sur ce taux d’intégration. Mais pour l’instant, les choses bloquent. Les algériens attendront encore un peu avant de voir revenir le crédit à la consommation.

 Elyas Nour

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