Dans un communiqué conjoint, signé par trois ONG internationales, celles-ci dénoncent « les graves atteintes au droit à un procès équitable lors de la dernière audience contre neuf militants du Comité National pour la Défense des Droits de Chômeurs (CNDDC), qui s’est tenue le 11 mars à Laghouat ».

La situation des droits de l’homme en Algérie ne cesse dégrader ces derniers temps. C’est le constat qu’on peux comprendre dans le communiqué du Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’homme (REMDH), l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, programme conjoint de la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme) et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT). Celle-ci dénoncent » une violation des droits de la défense et du droit à un procès équitable » lors du procès des neuf militants de la CNDDC. « Ce jour-là, une présence policière disproportionnée a été déployée empêchant le public et les témoins de la défense d’entrer dans la salle d’audience », écrivent-ils. « À l’extérieur du tribunal, une cinquantaine de manifestants pacifiques ont par ailleurs été arrêtés alors qu’ils exprimaient leur solidarité avec les neuf détenus. Tous ces manifestants été relâchés par la suite. Afin de protester contre ces entraves, le collectif des avocats de la défense a alors décidé de se retirer », disent-ils encore.

Le cas de Mohamed Aouine ainsi que Abdelhamid Brahimi, Ferhat Missa, et Yousef Soltani, a également interpellé les trois ONG. « Nos organisations condamnent par ailleurs la multiplication de cas de harcèlement judiciaire qui semblent viser d’autres militants, notamment M. Rachid Aouine ainsi que trois autres membres du CNDDC de la ville d’El Oued (620 km au sud-est d’Alger) ».

Ces ONG demandent aux autorités algérienne la libération immédiate de ces militants, l’arrêt du harcèlement contre les militants des droits de l’homme, la garantie du « droit à un procès équitable et assurer les garanties élémentaires des droits de la défense », et la garantie à « l’exercice des libertés de réunion, d’association et d’expression, conformément à la Constitution algérienne et aux dispositions du PIDCP », concluent-ils.

Arezki Ibersiene

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