Les routes ont tué plus d’Algériens en 2014. Malgré une baisse des accidents, les chiffres donnés par la gendarmerie donnent froid dans le dos. 24 388 accidents ont été déplorés durant l’année écoulée, faisant 3 984 morts  et 44 546 blessés soit 67 accidents par jour avec 11 morts et 122 blessés, a indiqué le responsable de la sécurité routière au commandement de la Gendarmerie  nationale, le colonel Mohamed Triki, qui présentait le bilan des accidents de  la circulation, annonce l’APS.

Les chiffres avancés font ressortir une baisse dans le nombre des accidents par rapport à l’année 2013 qui a, elle, enregistré 27 544 accidents. Le nombre  de victimes a, quant à lui, augmenté par rapport à la même année (3748). Alger, Ain Defla, Médéa, Boumerdès et Oran viennent en tête des wilayas  qui enregistrent le plus grand nombre d’accidents et de victimes.

Sur les causes des accidents, il s’avère que l’élément humain reste le premier facteur avec dans 84,73%  des cas, un non respect du code de la route, suivi des piétons avec un taux de 6,18% et l’état des véhicules avec 5,13%. Les véhicules de transport de marchandises et de voyageurs et les taxis ont été à l’origine de 28% du total des accidents qui ont fait 1 499 personnes.

Pour tenter de stopper cette spirale infernale, les autorités ont mis en place des solutions qui se sont souvent avérées infructueuses. Un écart entre les textes et leur application sur le terrain est une réalité palpable.

Essaïd Wakli