S’il y a quelques années de cela, la sardine était un poisson accessible aux Algériens aux bourses modestes, ce n’est plus le cas aujourd’hui. De nos jours, elle est devenue un poisson pour les riches au vu de son prix qui avoisine les 800 Da le kilo.

Pour les pauvres, même la sardine est devenue inaccessible en raison de son prix. Si merlans, dorades, crevettes, sépias et rougets étaient des poissons pour les riches, la sardine vient de les rejoindre dans ce statut. Le prix de ce poisson riche en oméga 3, qui coûtait il y a quelque temps de cela entre 250 et 300 DA, a connu une augmentation vertigineuse au niveau de plusieurs marchés populaires d’Alger.

Au marché de Bab El Oued, son prix a atteint 800 DA/kg. Au marché les Trois horloges, le poisson, dans toutes ses variantes, a enregistré une hausse vertigineuse. Cette hausse des prix, qui met à rude épreuve le portefeuille des Algériens en les privant de consommer le dernier poisson qui demeurait accessible, a été justifié par plusieurs vendeurs et pêcheurs à la pêcherie d’Alger par la détérioration des conditions météorologiques, notamment durant la période s’étalant de janvier à mars. D’autres avancent l’argument de la multiplication du nombre d’intermédiaires.  « À 300 DA le prix de la sardine demeurait raisonnable, mais payer le kilo à 800 Da, c’est juste hallucinant », estime une ménagère.

Il faut dire qu’en raison de l’érosion du pouvoir d’achat, plusieurs consommateurs ne peuvent plus se permettre d’acheter cette espèce de poisson pourtant considérée comme la seconde espère la plus pêchée en Méditerranée. La hausse des prix, faut-il le préciser, ne concerne pas uniquement la sardine, mais également les autres types de poissons. Le rouget, le merlan et le calamar sont également inaccessibles avec des prix oscillant entre 1500 et 2000 DA/kg.

Nourhane S.

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