«Le retour à la contestation est un prétexte pour déstabiliser davantage l’école. C’est une menace sur l’école républicaine », telle est la sentence de M. Mseguem Medjadi, inspecteur général et porte-parole du ministère de l’Education nationale, concernant la grève que prolonge le Cnapeste.

 Pour Mseguem Medjadi, inspecteur général et porte-parole du ministère de l’Education nationale, la Coordination nationale des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapeste) qui a entamé le 16 février dernier une grève, soumet le ministère de l’Education à une forme de chantage et prend, chaque année, les élèves, et notamment les bacheliers, en otage. Le porte-parole du département de Benghabrit va jusqu’à affirmer que la satisfaction des revendications du Cnapeste est « impossible en cette conjoncture ».

S’exprimant, ce matin, sur les ondes de la chaîne III, lors de l’émission « L’Invité de la rédaction », M. Medjadi s’est voulu rassurant en promettant à l’ensemble des élèves touchés par le mouvement massif de grève, qui persiste depuis un mois, que les examens se dérouleront après le retour des vacances, le 5 avril, et « ce sera sous forme d’un rattrapage sur les matières essentielles.»

Dénonçant le « comportement inconscient » du syndicat en question, M. Medjadi affirme que «chaque année, ce syndicat utilise cette forme de chantage pour faire aboutir ses revendications qui sont actuellement impossibles à réaliser ». Concernant ces revendications , M. Mseguem n’évoque pas le départ à la retraite après 25 ans de service, mais la promotion automatique, » une revendication qui n’existe dans aucun autre pays. » « Les compétences professionnelles exigées d’un enseignant sont renouvelables sans cesse afin de pouvoir avoir des enseignants qualifiés et en mesure de s’adapter à toute situation nouvelle », souligne-t-i,l en précisant que le Cnapeste exige la promotion automatique des enseignants sans aucune formation, ni examen professionnel.

Le porte-parole du ministère de l’Education nationale déplore, par ailleurs, la poursuite de la grève par le Cnapeste qui a signé, le 8 mars dernier lors de la réunion avec les représentants du ministère, le PV « avant de revenir sur sa décision de mettre fin à ce mouvement de protestation, soutenant que les portes du dialogue sont toujours ouvertes.

Nourhane S.