Le régime politique algérien est toujours le même depuis l’indépendance du pays. C’est ce qu’a déclaré en substance, Saad Bouakba, lors de son passage sur la chaîne privée KBC TV.

Le pouvoir occulte qui fait et défait les chefs d’Etat en Algérie, depuis 1962 à nos jours, est toujours le même. C’est du moins ce que pense le chroniqueur du quotidien arabophone El Khabar, Saad Bouakba.  » Comme il est de notoriété publique, c’est l’institution militaire qui, de 1962 à ce jour, désigne les présidents et met fin à leur fonction », estime-t-il. D’après lui, c’est l’armée qui a installé tous ceux qui se sont succédé à la tête de l’Etat, de Ben Bella juqu’à Bouteflika, en passant par Boumediène, Chadli, Boudiaf, Kafi et Zeroual.

Pour l’invité de KBC, les élections en Algérie servent juste à « plébisciter » l’homme choisi par l’armée. « On sait qu’ils (les militaires) se réunissent, décident qui sera président, le proposent en candidat, et nous le plébiscitons. Tout le monde le sait », explique-t-il en estimant que ce procédé est et sera toujours de mise à l’avenir.

M. Bouakba conteste ainsi la légitimité populaire de tous les chefs d’Etat de l’Algérie indépendante. Selon lui, notre pays a connu seulement deux élections transparentes dans son histoire, à savoir le référendum d’autodétermination de l’Algérie -le 1er juillet 1962, NDLR-  et les élections législatives de décembre 1991, remportées au premier tour par l’ex-FIS et dont le second tour a été annulé le 11 janvier 1992, à quatre jours de sa tenue. « Cela ne veut pas dire que j’approuve le FIS (dissous) », souligne-t-il.

 

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