Malgré le piratage sur Internet du documentaire « Algérie, la mer retrouvée », qui sera diffusé par le magazine « Thalassa » le 3 avril sur France 3, la chaîne de télévision publique espère une bonne audience pour ce numéro spécial « Algérie » de l’émission de découverte du monde marin.

Le week-end passé, le superbe documentaire « Algérie, la mer retrouvée », consacré aux 1.600 km du littoral algérien, le plus long du Maghreb, a été victime d’un piratage. Le film complet, aux images somptueuses et inédites, était visible en ligne alors que sa première diffusion n’est prévue que pour le 3 avril prochain, soit durant un numéro spécial « Algérie » de l’émission « Thalassa ».

France 3, la chaîne de télévision publique qui retransmet depuis plus de 40 ans le programme présenté par George Pernou, dit ne pas être inquiète du partage sur la plate-forme Youtube du documentaire de 110 minutes co-réalisé par Guillaume Pitron et Alexis Marant et produit par l’agence Capa. Le cas de « Algérie, la mer retrouvée » ne fait pas figure d’exception. Ce type de piratage se produit, en réalité, « régulièrement », explique France 3. « Le groupe a mis en place un service de visionnage en ligne en avant-première, un portail preview, destiné uniquement aux journalistes pour leur permettre de publier des critiques de nos documentaires avant leur diffusion. Avant, on fonctionnait avec des DVD. Et, à l’époque, on rencontrait déjà des soucis de piratage », précise le service presse de la chaîne de télévision, contacté par nos soins ce mardi 24 mars.

Presque 24 heures après la publication illégale sur la toile du documentaire, assez pour que la vidéo devienne virale, France édition numérique, la filiale du groupe France télévision, chargée de la lutte anti-piratage, a bloqué tous les liens actifs permettant aux internautes de regarder le voyage inédit de l’équipe de Thalassa le long des côtes algériennes. « On n’a pas cherché à savoir qui a posté en premier la vidéo. Il fallait réagir vite et supprimer les liens », souligne le service presse de France 3, qui regrette qu’un journaliste algérien ait partagé sur son compte Twitter l’URL du preview. « Il est passible de poursuites judiciaires. Bien sûr, on ne va rien tenter contre lui car si on commençait à attaquer en justice tous ceux qui piratent nos documentaires, journalistes compris, on passerait notre temps à faire ça », rappelle la chaîne publique.

Un mal pour un bien

La version piratée du documentaire « Algérie, la mer retrouvée » a été regardée par pas moins de 20.000 internautes sur Internet. « Une goutte d’eau par rapport aux millions de téléspectateurs » qui seront branchés devant leur écran de télévision le 3 avril prochain, considère France 3. D’après la chaîne de télévision publique, le piratage ne devrait donc pas voir d’effet sur l’audience. « Thalassa est un magazine d’évasion qui a pour but de faire découvrir de nouveaux littoraux et le littoral algérien est méconnu. L’émission du 3 avril consacrée à l’Algérie est vraiment spéciale, ce n’est pas pour chaque émission qu’on organise une conférence de presse et communique autant », affirme-t-on à France 3. Pour la chaîne publique française, le piratage serait même un mal pour un bien : « ça a fait le buzz et ça a permis de faire connaître le documentaire donc d’augmenter l’attente. Donc, rendez-vous le 4 avril au matin pour savoir si l’émission a cartonné ».

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