Le joueur de l’USM Alger, Mokhtar Benmoussa, fait le buzz sur la toile ces dernières heures. Et pour cause, lors du match USMA – ASO, joué hier au stade de Bologhine, pour le compte de la mise à jour des huitièmes de finale de la coupe d’Algérie, il a été montré, en direct à la télévision, en train de se débarrasser d’une grosse boule de tabac à chiquer bien visible dans sa bouche.

Il faut dire qu’il n’est pas le seul à consommer ce tabac. Habituellement, les autres essayent d’être plus discret. Le geste de Benmoussa donne une idée, on ne peut plus claire, sur le sérieux de ces joueurs professionnels algériens rémunérés pourtant à des dizaines de millions de centimes par mois, voire des centaines dans quelques cas.

Quoi qu’il ne faille pas généraliser, l’attitude de Benmoussa sur le terrain, présenté comme  l’un des meilleurs joueurs du championnat, a relancé, sur certains forums, le débat sur le joueur local et sa place en équipe nationale. «L’expression Chemma League prend-elle tout son sens ?», s’est même demandé ironiquement le site «Dzfoot» qui a relayé l’information.

Déjà, de plus en plus de spécialistes remettent en cause le travail, sur le plan de la formation et de la préparation, effectué par la majorité des clubs algériens. Lakhdar Adjali, l’ancien joueur du NAHD, résidant en France, a affirmé récemment sur la radio nationale, qu’ «il manque 100 séances d’entraînements par saison pour le joueur local». L’image du joueur Benmoussa discrédite d’avantage les footballeurs du championnat national.

 Elyas Nour