Le ministère de la Solidarité nationale, de la famille, et de la condition féminine se soumet à la volonté d’associations caritatives d’obédience islamiste, activant dans l’Est du pays, de n’accorder d’aide au mariage qu’aux jeunes qui justifient d’une pratique quotidienne des cinq prières à la mosquée.

Pour accomplir cette tâche pour le moins extravagante, des «surveillants», membres de ces associations, sont désignés pour « noter » scrupuleusement la présence assidue sur les lieux de prière des jeunes aspirant à l’aide au mariage.  Ainsi donc, ces jeunes sont notés et leur comportement évalué par ces associations pseudo caritatives et effectivement prosélytes, qui écument les mosquées dans l’Est du pays et qui se substituent à l’Etat pour la désignation du jeune algérien qui a droit ou pas à l’aide au mariage.

«L’Etat n’accorde pas d’aide sans vérification. L’action de vérification ne se limite pas à la situation sociale du prétendant, mais aussi à l’avis de ses voisins. C’est les procédures d’usage », dit à ce propos Mohammed Rajeb AL Zahrani, directeur régional de ce ministère, à d’Alhayat.

De son côté, Adel Elkhofi, président de l’Association pour la gestion des mariages et la protection de la famille, avoue qu’ils éprouvent quelques difficultés pour la délivrance de cette attestation de pratique rigoureuse de la prière, dans la mesure où «il y a des fidèles qui font leur prières sur leurs lieux de travail ». L’Etat ira-t-il jusqu’à faciliter à ces associations religieuse l’accès aux lieux de travail pour prendre acte de celui qui accomplit sa prière ou pas ?

Le fait que le département de Mme Mounia Meslem Si Amar laisse ces organisation se substituer à l’Etat pour décider de celui qui peut prétendre à cette aide destinée aux prétendants au mariage, renseigne sur l’assentiment quant à ces pratiques non seulement inquisitrices, mais également discriminatoires à l’égard des citoyens non pratiquants.

Arezki Ibersiene

Notez cet article