Ma photo week-end

Ils voient Allah partout. Ils l’insèrent dans les recoins les plus insignifiants de notre vie. Incapables de réfléchir et de développer leur propre sens critique, ils noient leur ignorance dans le culte. Ils se réfugient derrière les sourates qu’ils interprètent selon leurs intérêts pour nous imposer leur diktat. La religion, encore la religion, toujours la religion. Ils ressassent ce mot à longueur de journée. L’Islam, encore l’Islam, toujours l’Islam, ils chantent ce refrain quand ils n’ont rien à vendre à une opinion qui débusque, de plus en plus, leurs turpitudes.  

 Ils utilisent constamment Allah pour justifier leur hypocrisie et défendre leur vision rétrograde de la société. Leurs seules préoccupations sont l’alcool et l’entrejambe des femmes. Tout le reste n’est, pour eux, que superflu. La corruption, le vol, le détournement des richesses nationales ou le gaspillage de l’argent public, tous ces fléaux sont passés sous silence parce que leur disque dur interne est usé et leur mémoire externe ne les dispose pas à comprendre la complexité de ces calamités politiques.

Ils travaillent à séduire les masses. Ils titillent leurs fibres sensibles. Ils volent au secours des gouvernants, en détournant l’attention des véritables problématiques de notre époque. Ils se passionnent pour les fesses des femmes, leurs seins et leurs chevelures. Ils sillonnent, du coup, le pays avec des fourgons pour exiger de nos concitoyennes qu’elles se vêtissent selon leurs normes. Mais au cours de ces campagnes, ils ne se privent pas eux-mêmes de reluquer ces femmes… Ils s’acharnent contre les Algériens ou Algériennes qui boivent de l’alcool. Ils les présentent comme des ennemis publics, le danger suprême pour la nation. Néanmoins, ils n’ont éprouvé aucun scrupule à soutenir Abdelaziz Bouteflika pendant ses quatre mandats, lui qui a un amour immodéré pour les liqueurs et la mousse fraîche.

Ils prennent d’assaut les réseaux sociaux pour insulter, harceler, tyranniser les défenseurs des libertés publiques, de la différence, de la pluralité, du multiculturalisme et de la tolérance. Ils les qualifient d’agents de l’Occident, de serviteurs de la France et de dévergondés au service du Diable. Par leur démarche, ils escomptent faire de leur pays une copie conforme de leur fantasme : Une grande mosquée factice, construite avec des fonds aux relents nauséabonds et peuplée de fidèles aveugles et soumis à l’ordre établi par un gourou que nul n’a le droit de contester. Prier cinq fois par jour, chanter les vertus de la charia, cacher les femmes et les contrôler pour mieux abuser d’elles, ne pas boire ni s’amuser et surtout, laisser la chose politique aux autocrates qui nous dirigent et nous…volent.

L’économie, la croissance, l’investissement, l’emploi, la recherche scientifique, le développement ou la justice, sont des concepts qui dépassent leur entendement. Vous l’aurez compris, ces gens sont des «constipés de la cervelle». Une maladie dangereuse, incurable et, malheureusement, contagieuse. Ces « constipés de la cervelle » ne rejettent pas seulement toute idée de se remettre en cause, mais tentent, en sus, d’imposer leur diktat. Un diktat plus médiocre que la médiocrité elle même.

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