L’opposition réclame des élections transparentes. Lors d’une conférence thématique organisée à Alger, la CLTD réclame une commission indépendante qui se chargera de préparer des élections. «Le réhabilitation de l’acte électoral passe inévitablement par la mise en place des conditions garantissant la transparence et du respect de la volonté populaire», indique la CLTD dans un document qui a sanctionné les travaux de cette journée.

« Chaque élection qui sera organisée par le pouvoir consacrera la rupture avec la société. C’est pourquoi, nous appelons à une présidentielle anticipée qui sera organisée par une instance indépendante », fait remarquer Ahmed Benbitour, l’ancien chef du gouvernement dans une intervention. « Notre pays ne peut pas continuer à vivre avec des espoirs ajournés », a-t-il ajouté.

Plus concrètement, la CLTD, qui préconise l’assainissement du fichier électoral, précise que la commission électorale devra être irréprochable. « Ces membres doivent être doté d’une immunité et de moyens financiers qui les mettra à l’abri du besoin de toute influence externe. Ils doivent être élus pour un mandat de 6 ans », disent-ils.

Une chose est certaine : « Sans le changement de ces lois, les élections seront toujours confiées à l’administration qui s’est toujours montrée partielle. L’Algérie a organisé jusqu’à aujourd’hui 14 élections, dont 13 fraudées et une annulée », conclut la CLTD qui regroupe des partis comme le RCD, du MSP, d’Ennahda, de Jil Jadid, du FJD et Ahmed Benbitour.

E. Wakli

 

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