Les travailleurs de l’unité régionale de Béjaïa de la société de réalisation et promotion immobilière BATIGEC ont finalement renoncé à leur sit-in de protestation devant le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville (MHUV) qui devait avoir lieu ce mercredi 8 avril. La raison: Une « solution intermédiaire » a été trouvée entre les représentants des deux parties.

« Les responsables du ministère nous ont invités à la table de discussions et nous avons privilégié le dialogue. Le dialogue est plus bénéfique pour tout le monde », indique Karim Bourdjioua, président du Comité de wilaya de solidarité avec les travailleurs.

Ainsi, quatre délégués des travailleurs ont été reçus par le directeur général de l’habitat au niveau du ministère. « Le haut responsable a été très attentif à nos doléances. Il nous a promis de les prendre en charge dans les meilleurs délais, et d’examiner de plus près le dossier relatif aux créances de l’entreprise auprès de la direction de logement de la wilaya de Béjaïa, et tenter de relancer les chantiers dont elle est chargés ainsi que de sauvegarder les 160 postes d’emplois menacé d’extinction », affirme M. Bourdjioua.

Si les travailleurs se disent « satisfaits » des engagements pris par ledit responsable, notre interlocuteur souligne cependant que « si rien ne sera fait d’ici une semaine, les travailleurs tiendront une assemblée générale pour décider des actions à entreprendre ».

BATIGEC-Béjaïa est, faut-il le rappeler, en stand-by depuis maintenant trois mois. Tous ses chantiers au niveau de la wilaya sont à l’arrêt. Ses 160 employés sont dans l’expectative car, à en croire leurs dire, ils n’ont pas été payés depuis. Ils dénoncent, par conséquent, leur « licenciement arbitraire » sans qu’ils « n’aient reçu aucune décision écrite ». De son côté,  le président du conseil d’administration de BATIGEC et néanmoins patron du groupe Condor, Abdelmalek  Benhamadi, a nié le « licenciement » de travailleurs, arguant que leurs contrats étaient arrivés à terme et n’ont pas été renouvelés. M. Benhamadi a expliqué la situation critique de l’entreprise par les lourdes dettes héritées des anciens actionnaires belges, qui n’étaient pas transparents à ce sujte.

A souligner que nos tentatives de joindre le ministère en question ainsi que BATIGEC-Béjaïa sont restées vaines.

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