C’est cette après-midi que l’Algérie saura si elle organisera la CAN 2017 ou non. En effet, le Comité exécutif de la CAF devra élire l’organisateur de cette édition convoitée par quatre pays, à savoir l’Algérie, le Gabon, le Ghana et l’Egypte. Si ce dernier s’est désisté, depuis plusieurs semaines déjà, c’est le Gabon qui a les faveurs des pronostics, si l’on croit les médias français qui se sont exprimés sur le sujet hier.

«Le manque de sécurité dans les stades, symbolisée par la mort du Camerounais Albert Ebossé, attaquant de la JS Kabylie en août 2014, se présente comme un réel handicap. Et la CAF, qui tient plus que tout à son image, ne veut pas revoir d’incidents comme ceux qui ont émaillé la demi-finale de la compétition, entre la Guinée équatoriale et le Ghana, le 5 février à Malabo», écrit «Le Monde», alors que «Jeune Afrique» estime que «d’autres paramètres, confirmés en off par un membre de la CAF, expliquent le recul du dossier algérien : Le retard pris dans quelques chantiers, la violence dans les stades – la mort de l’attaquant camerounais Albert Ebossé à Tizi-Ouzou, en août 2014, a marqué les esprits -, le contexte sécuritaire et des crispations entre Issa Hayatou, président de la CAF, et Mohamed Raouraoua, patron de la Fédération algérienne de football».

Le même magazine spécialisé dans les affaires africaines ajoute qu’ «à en croire une source proche des instances dirigeantes du football local, le dossier est solide : Le Gabon a organisé la CAN 2012 avec la Guinée Équatoriale, et cela s’est bien passé. Il dispose de deux stades déjà prêts [Libreville et Franceville], l’autre enceinte de Libreville [le stade Omar-Bongo] n’a besoin que d’une rénovation, et un quatrième site, comme Port-Gentil, ferait l’affaire». Face à ces affirmations, le ministre algérien des Sports, Mohamed Tahmi, a tenu à être présent au Caire, aujourd’hui, afin de soutenir et défendre la candidature algérienne. Le verdict sera donné à 14 h.

Elyas Nour