Douche froide pour les milliers d’Algériens qui s’apprêtent à acquérir de nouveaux véhicules. Le ministère des Finances a instruit toutes les banques publiques afin de cesser d’enregistrer toute domiciliation bancaire. Cette opération permet souvent aux importateurs de se doter un peu de devises qui leur donnent la possibilité de payer leurs acquisitions.

Pour ne pas éveiller les soupçons de ses partenaires occidentaux, le ministère des Finances sort un argument imparable : les concessionnaires automobiles doivent se conformer au nouveau cahier des charges. Pour cela, il leur donne un délai de plusieurs mois. Mais en réalité, des sources concordantes indiquent que la décision est due essentiellement au souci du gouvernement d’épargner le peu de devises qui restent encore dans les caisses de l’Etat. Pour cela, les autorités cherchent une parade qui leur permet d’effectuer le moins d’importations possibles. Cela en attendant, bien entendu, la nouvelle loi sur le commerce extérieur qui instaurera une autorisation d’importations. Une liste de produits qui seront concernés par cette décision sera rendue publique. Il s’agit essentiellement des produits alimentaires de base, tels que le blé, le lait et le sucre. Des équipements médicaux et les médicaments seront également concernés. Pour le reste, il est fort probable que le gouvernement mette un frein à leur importation. Il s’agit en gros des produits fabriqués localement.

Pour les concessionnaires automobiles, la majorité d’entre eux, notamment ceux qui représentent les grandes marques internationales, disposent d’un stock qui leur permettra de vendre certains modèles. Mais cela ne durera pas longtemps et risque surtout d’avoir un impact négatif sur les prix des voitures, neuves ou d’occasion.

Pour le moment, l’association des concessionnaires automobile n’a pas encore réagi.

Essaïd Wakli

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