Un député belge plaide pour une collaboration entre la capitale culturelle européenne « Mons 2015 » et la capitale de la culture arabe « Constantine 2015 ». Une manière de combattre la montée du racisme et du fanatisme en Europe et dans le monde, argumente-t-il. 

Jeudi 16 avril, le Premier ministre Abdelmalek Sellal, accompagné d’une délégation internationale, a inauguré « Constantine, capitale arabe de la culture 2015 ». La ville aux ponts suspendus n’est pas la seule « Capitale » de l’année. À plus de 2.600 km de là, Mons, ville francophone de plus de 95.000 habitants, située à l’extrême ouest de la Belgique, a été désignée « Capitale de la culture européenne 2015 ». Le coup d’envoi de la manifestation a été donné le 26 janvier dernier. Ils étaient plus de 100.000 curieux a participer au défilé inaugural dans les rues de la ville wallonne.

Bien que les deux « Capitales » n’ont, a priori, rien en commun, un député belge plaide pour un rapprochement symbolique. Georges-Louis Bouchez, membre de la fondation Mons 2015, organisatrice de l’évènement, a déjà interpellé le parlement de la Communauté française sur la question. Sa proposition a reçu un accueil favorable, notamment auprès des associations culturelles belges, fait-il valoir. « Des associations monsoises et belges sont prêtes à nous suivre pour promouvoir la culture arabe », déclare-t-il à Algérie-Focus. Ladite proposition sera discutée par le conseil d’administration de la fondation Mons 2015 d’ici deux semaines, précise-t-il .

Sur la forme, Georges-Louis Bouchez envisage la tenue d’une rencontre symbolique entre les différents responsables des manifestations culturelles, dans l’une des deux « Capitales ». L’idée arrive « en cours d’année, les programmes et les budgets sont déjà bouclés, donc difficile de prévoir quelque chose de plus ambitieux », explique le député libéral, contacté par la rédaction d’Algérie-Focus.

Donner une « image positive » du monde arabe

Dans le contexte actuel, marqué en Europe par la montée en puissance des partis extrémistes, développant un discours raciste, haineux, voire ségrégationniste, Georges-Louis Bouchez espère donner une « image positive » du monde arabe grâce à une collaboration inédite entre les deux « Capitales ». « Le schéma politique européen entraîne actuellement une peur » de certaines communautés, considère le député wallon, pour qui la rencontre des cultures permet « d’apprendre et de s’inspirer les uns des autres ».