La Cour d’Alger a programmé pour ce 22 avril, le procès du nommé K. S., membre du Conseil d’administration de la Société nationale du tabac et allumettes (SNTA), poursuivi pour corruption.

L’affaire remonte au 14 mars 2013, lorsque les services de la police judiciaire ont eu vent d’informations faisant état de pots-de-vin touchés par l’accusé, employé de la SNTA depuis 2002. L’affaire est liée à des marchés passés avec deux sociétés grecques, Nicos Claudis et Michael Adas, qui commercialisent du tabac, et la l’entreprise d’emballage tunisienne Stim, pour la fourniture de matières premières et de produits de conditionnement,  rapporte à ce propos le quotidien arabophone «El Khabar»

La SNTA avait lancé, en 2011, un appel d’offres international pour l’achat de tabac. La proposition retenue, à savoir celle des deux sociétés grecques, n’était pas conforme aux normes admises dans notre pays. Leur tabac contenait, en effet, un taux de nicotine supérieure à ce qui a été exigé par la SNTA.

Pour avantager la proposition des sociétés grecques, le nommé K. S. a procédé au changement des clauses du cahier des charges en enlevant l’exigence liée au taux de nicotine. Selon les conclusions de l’enquête, le mis en cause a reçu, en contrepartie, 167 400 euros de la part de Nicos Claudis et 110 000 euros de «Michael Adas, en sus d’une prise en charge de séjours de huit jours en Grèce, pendant trois étés consécutifs. Durant la perquisition au domicile de l’accusé, des quantités d’argent importantes en monnaies étrangères ont été retrouvées. En somme, pendant des années, des Algériens ont consommé un tabac non-conforme aux indications inscrites sur les paquets.

 Elyas Nour