Les toxicomanes algériens ne consomment pas uniquement du haschisch, de la résine de cannabis ou de l’ecstasy. Désormais, ils ont facilement accès à des drogues dures tels que la cocaïne, l’héroïne, le crack et les NSP (Nouvelles substances psychoactives), introduites sur le marché algérien par des réseaux de trafic, en provenance notamment des pays d’Afrique subsaharienne.

 Des drogues dangereuses circulent en Algérie et menacent la santé et l’équilibre mental des jeunes en proie à la toxicomanie. Lors d’un séminaire euro-méditerranéen sur le traitement de substitution aux opiacés et la réduction de ses risques, organisé hier mardi à Alger, Mohamed Abdou Benhala, directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLCDT), a tiré la sonnette d’alarme sur les différents types de drogue dure introduits en Algérie par des réseaux de trafic originaires notamment, des pays d’Afrique subsaharienne.

 Si le responsable du ministère de la santé cite le cannabis, comme la drogue douce la plus consommée par les toxicomanes, il souligne que d’autres types de drogue plus dangereux sont commercialisés, à savoir la cocaïne, l’héroïne, le crack et les NSP (Nouvelles substances psychoactives. Concernant la cocaïne, classée comme stupéfiant et qui entraine une importante dépendance ainsi que plusieurs répercussions sanitaires dont l’altération des muqueuses nasales et pulmonaires, M. Benhala a souligné qu’elle arrive en Algérie essentiellement d’Afrique de l’ouest, une région qui elle-même reçoit cette drogue d’Amérique latine.

 L’héroïne qui proviendrait, d’après lui, de l’Est de l’Afrique et d’autres pays comme l’Afghanistan, le Pakistan et l’Iran, est également très dangereuse car en plus d’induire une dépendance physique et psychologique, ses effets sont destructeurs pour l’organisme.

 S’agissant enfin des NSP, il s’agit de nouvelles substances psychoactives (NSP) qui circulent actuellement sur le marché sous les noms de «drogues de synthèse». Dans certains pays, on les appelle les «euphorisants légaux ». D’après plusieurs sources sécuritaires, les NSP prolifèrent à un rythme sans précédent en Algérie, posant des défis inédits à la santé publique.

L’Office des Nations Unies pour la drogue et le crime (ONUDC) avait également prévenu contre le danger de ces drogues. Dans l’un de ses rapports, il a expliqué que le nombre de ces substances psychoactives est passé de 166 à la fin de l’année 2009, à 251 à la mi-2012, soit une augmentation de plus de 50 %.

Nourhane S.