A peine annoncée, l’opération de retour du crédit à la consommation suscite déjà une levée de boucliers. Les milieux conservateurs s’attaquent à l’opération. Certains ont déjà décrété que « le crédit à la consommation » est « haram ».

Pis, certains « imams » ont même «demandé » aux autorités de « trouver » une autre « solution » qui permettrait aux Algériens de pouvoir avoir des « crédits » à la consommation « halal ». Ce qui signifie que cette campagne va booster le crédit « islamique » (mourabaha) qu’offre notamment la banque islamique El Baraka, la seule qui active en Algérie.

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Cela rappelle étrangement les campagnes similaires qui ont ciblé les produits bancaires. Des attaques de ce genre ont poussé le gouvernement à renoncer aux intérêts bancaires dans les crédits à l’emploi de jeunes octroyés dans le cadre des dispositifs de ANSEJ et CNAC.

Les salafistes font ces derniers temps un véritable forcing pour influer sur la société et imposer leurs points de vues, encouragés par la passivité du gouvernement et ses reculades comme ce fut le cas concernant la libéralisation du marché des boissons alcoolisées. A noter que les islamistes radicaux jouissent d'importantes complicités médiatiques, leurs prêches et fatwas, d’un autre âge, étant en effet relayées par des chaînes de télévisions privées, notamment Echourouk et Ennahar.

 Essaïd Wakli