Le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) monte au créneau et décide de recourir à la grève en signe de rejet du projet de décret exécutif portant statut particulier de l’enseignant chercheur. L’action prévue pour les 14, 15 et 16 avril en cours, est de nature à paralyser l’ensemble des établissements universitaires du pays.

Dans un communiqué sanctionnant les travaux de la réunion du conseil national du syndicat, en fin de la semaine écoulée, le CNES exprime son désarroi quant à la sourde oreille opposée par leur tutelle aux « revendications légitimes des enseignants ». Il dénonce son « recul concernant le principe de concertation » arrêté entre les deux parties.

Par ailleurs, les dirigeants du CNES ont décidé de laisser ouverte la session de conseil national afin de suivre le déroulement du mouvement de protestation. Ils ont également prévu une réunion d’évaluation de leur action de protestation pour le samedi prochain. Le CNES se dit, à cet effet, déterminé à prendre les décisions adéquates en fonction des résultats auxquels aura abouti le mouvement de protestation. Il n’exclue pas, de ce fait, de recourir à la grève illimitée le cas échéant.

Le CNES considère le projet le projet de décret exécutif amendant et complétant le décret exécutif 130-08 du 3 mars 2008 comme un recul considérable par rapport à la législation actuelle. Le syndicat met la tutelle face à ses responsabilités en cas de survenue de dérapages. En outre, il dénonce avec force les tergiversations du ministère quant à la prise en charge « des revendications légitimes posées depuis des années, à l’instar de la revalorisations des salaires, de plus en plus insuffisants pour une vie digne, ainsi que la démocratisation de l’université algérienne et la question épineuse du logement ».

R.I.

 

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