Les autorités diplomatiques de notre pays ont entamé les démarches nécessaires pour la prise en charge de l’affaire des quatorze ressortissants algériens détenus depuis jeudi dernier à Malte. C’est ce qu’a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères (MAE), Abdelaziz Ben Ali Chérif, contacté ce dimanche 26 avril.

« Nous avons dépêché aujourd’hui un responsable diplomatique depuis Rome, où se trouve notre représentation auprès des autorités maltaises, pour s’enquérir de la situation de nos concitoyens et recueillir sur place toutes le informations relatives à cette affaire. Les services centraux de notre ministère ont également pris attache avec leurs homologues maltais », indique Abdelaziz Ben Ali Cherif, joint cet après-midi au téléphone.

Notre interlocuteur dit « ignorer, pour l’instant, le motif de leur arrestation car nous n’avons reçu aucune notification au sujet de cette affaire de la part de nos représentations diplomatiques ou des autorités maltaises ». « Nous avons appris l’information à travers les médias. Je ne peux donc vous confirmer ou infirmer quoi que ce soit avant la réception du rapport officiel de notre envoyé sur place », déclare-t-il en soulignant que « l’affaire est bien prise en charge ». M. Ben Ali laisse ainsi entendre que le week-end et l’absence d’une représentation diplomatique sur le territoire maltais sont à l’origine de l’absence, pour l’heure, d’éléments officiels concernant les tenants et les aboutissants de cette affaire.

Selon des témoignages téléphoniques de deux détenus à Malte, diffusés hier et avant-hier sur une chaîne TV privée, Ennahar, « quatorze touristes algériens, dont une femme ont été arrêtés à leur arrivée à l’aéroport de la capitale maltaise, jeudi dernier, avant d’être transférés vers un centre de détention dans les environs ». Les deux témoins ont affirmé que les quatorze citoyens arrêtés étaient des touristes en situation légale, détenant tous les documents nécessaires. Ils ont qualifié leur détention de « hogra » et dénoncé « une humiliation dont nous avons été victimes ».  « Il y avait une soixantaine de passagers, tous Algériens, sur le vol Alger-Malte de la compagnie aérienne maltaise. A notre arrivée à l’aéroport, les services de sécurité ont choisi uniquement quatorze parmi eux, dont une femme, et ils nous ont transférés dans un centre de détention sans nous fournir de motif ou d’explication concernant notre arrestation », ont dénoncé les deux témoins, tout en affirmant, hier samedi, « qu’aucun responsable algérien ne nous a contactés pour le moment et nous sommes en grève de la faim ».

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