Il faut croire qu’Abdelaziz Bouteflika était un homme très apprécié et admiré par son entourage dans sa jeunesse, lorsqu’il était en bonne santé et surtout, avant de revenir en Algérie en 1999, pour prendre le pouvoir. Abdelaziz Bouteflika était même un grand séducteur qui n’aimait pas « l’argent », mais « les filles ». C’est du moins ce que nous apprend le témoignage exclusif du célèbre Ilich Ramírez Sánchez, plus connu sous le nom de Carlos.

Ce « légendaire » terroriste, détenu pendant longtemps à la maison d’arrêt de la Santé à Paris, avant d’être incarcéré à la maison centrale de Poissy dans les Yvelines en France, entretenait, par le passé, de très bonnes relations avec Abdelaziz Bouteflika. Beaucoup de jeunes algériens ne savent pas que Carlos avait négocié avec le président, ministre des Affaires étrangères à l’époque, lors de la célèbre prise en otage de onze ministres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en 1975. A la tête de son commando détenant quarante-deux otages,  Carlos avait fait une escale à Alger où il avait rencontré Abdelaziz Bouteflika.

Et depuis cette rencontre, les deux hommes sont restés en contact et ont entretenu une solide amitié. Les journalistes français Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet, qui viennent de publier un livre contenant des révélations fracassantes sur les dessous des relations algéro-françaises, un livre Intitulé “Paris Alger, une histoire passionnelle”, ont rapporté un témoignage exclusif de Carlos sur la vie et le parcours de Bouteflika lorsqu’il l’avait croisé en Syrie, à Damas, en 1983. « A Damas, il était seul. Je lui ai donné une arme qu’il a conservée. Il allait souvent en France pour voir Jacques Vergès. Il aimait les filles. Pour moi, il était grillé. Personne ne pensait qu’il avait un avenir politique. Ce n’est pas un homme qui aime l’argent, mais le pouvoir », révèle Carlos aux deux journalistes français.

Ces derniers, dans leur livre, rapportent également un autre témoignage d’une avocate française. Isabelle Coutant-Peyre qui a rencontré Bouteflika grâce à Jacques Vergès. « J’avais été relativement subjugué  par son intelligence. C’était aussi un grand séducteur », témoigne-t-elle. Abdelaziz Bouteflika n’a donc pas toujours été  l’homme austère que les Algériens connaissent aujourd’hui…