Invitée de la rédaction de la radio chaîne III, ce matin, la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, a annoncé que les épreuves du Baccalauréat, cette année, ne seront pas une sinécure. « Cette année, l’examen ne sera pas un au « rabais », a-t-elle insisté.

L’information a de quoi faire peur aux candidats les plus persévérants et sérieux : les épreuves du bac ne seront pas «facilitées » juste  pour avoir un  taux de réussite élevé. Soulignant que cette année, le Bac sera soumis à plus de rigueur et de fermeté, la ministre a fait part de sa détermination à en faire un examen de référence. Ainsi, si à l’époque de Benbouzid et en raison des grèves récurrentes, le Baccalauréat était intentionnellement bidouillé pour faire gagner le maximum de candidats, cela ne sera plus le cas pour l’édition 2015.

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La ministre a affirmé que des mesures rigoureuses ont été adoptées pour encadrer et assurer le bon déroulement de cette épreuve. Les quelque 853.000 candidats devront donc se préparer sérieusement pour décrocher haut la main le diplôme tant espéré. S’exprimant sur la réforme de fond qu’elle souhaiterait introduire au niveau du Bac, Mme Benghebrit a annoncé qu’une conférence nationale sur le sujet se tiendra en juillet prochain. Le but de cette rencontre serait, selon elle, d’introduire des changements de fond et d’aborder différentes autres questions relatives à cet examen de passage à l’université.

Par changements de fond, la ministre entend la possibilité de réduire le nombre de matières enseignées, l’introduction d’examens anticipés du Baccalauréat et la possibilité de maintenir les élèves en classe jusqu’aux derniers jours précédant les épreuves. Elle fera aussi part de la possible introduction d’une gestion plus adaptée du temps scolaire, « compte tenu de spécificités géographiques ».

S’agissant de la fraude, la ministre a laissé entendre que de sévères sanctions seront prononcées à l’encontre des grugeurs. Les candidats libres seront suspendus pendant 10 ans, s’ils sont pris en flagrant délit de fraude, avant de pouvoir passer à nouveau l’examen. Trois ans de suspension sont prévus dans le cas des candidats scolarisés.

Nourhane S.