Le lancement de ce grand événement, premier du genre, est prévu le 09 mai à la Cinémathèque algérienne, et s’étalera jusqu’au 9 juillet 2015. Des images, des affiches et des films inédits seront présentés au public durant ces deux mois.

L’épopée du cinéma algérien durant les années 60 sera remise au gout du jour durant les deux mois que durera cette manifestation culturelle. Cet événement retracera l’histoire mythique de cette cinémathèque, créée le 23 janvier 1965, et devenue en l’espace de quelque temps seulement, la deuxième au monde.

A cet effet, une grande exposition sera tenue, durant ces deux mois, au Musée des Arts Modernes d’Alger(MAMA), et durant laquelle le public passionné de cinéma découvrira « beaucoup d’images inédites, qui n’ont jamais été présentée au public », indique Lyes Semaine, directeur général du Centre Algérien de la Cinématographie (CAC). De son coté, le commissaire principal de cette exposition, Ahmed Bejaoui, promet que cette exposition révèlera au public un grand nombre d’images et d’affiches inédites qui impressionneront les cinéphiles et les férus du 7em art.

« Notre but est de raconter la saga du cinéma algérien durant les années 60. Nous avons comme priorité de sauver le patrimoine filmographique de la Cinémathèque algérienne qui était très riche à cette époque-là» dit-il. «Nous avons pu rassembler beaucoup d’affiches et d’images inédites qu’on a perdues. Elles seront présenté au public lors de cette exposition, et resterons dans le patrimoine de la cinémathèque algérienne » ajoute-t-il.

Trois expositions, autour de quatre thèmes, sont programmées durant ces deux mois. Une exposition-hommage à feu Sid Ali Kouiret, récemment disparu, une autre sur « Le cinéma paradiso » d’images anciennes des meilleurs films du Cinéma Mondial, une troisième constituée d’images du grand photographe italien de plateau, Alfonso Aviscola et enfin une dernière, intitulée « L’étranger » de Visconti Luchino.

Le programme des projections, à raison de quatre séances par jour, est décliné sous quatre thématiques, à savoir « le cinéma au maquis, à l’aube du cinéma algérien », « la cinémathèque accompagne la naissance du Cinéma algérien indépendant », « les coproductions » et enfin, « les plus grands films du cinéma mondial ».

Des films algériens inédits, tel « La voix du peuple » du ministère de l’information du GPRA, réalisé pendant la guerre d’Algérie, seront projetés. Le panel d’œuvres cinématographiques proposé au public durant ces deux mois est composé de grandes œuvres du 7em art, qui ont marqué cette époque et toute l’histoire du Cinéma algérien, mais aussi de grandes productions internationales qui ont été projeté en Algérie à leur sortie, en présence de leurs auteurs.

De grandes figures nationales et internationales du 7em art seront invitées pour prendre part à cet événement.

Le directeur général de la Centre algérien de la cinématographie, Lyes Semaine, notera que cette exposition sera reproduite, au mois de septembre prochain, à Constantine, dans le cadre de la manifestation « Constantine ; capitale de la culture arabe », par la suite, au Centre culturel algérien de Paris, et aussi, une partie de cette exposition sera présentée lors du festival du film arabe dans la ville d’Oran.

Arezki Ibersiene