L’Algérie tiendra un pavillon à l’intérieur du Village international, aménagé sur la plage Riviera, en marge de la 68è édition du Festival de Cannes, du 13 au 24 mai prochain. L’occasion de présenter aux professionnels venus du monde entier le catalogue de productions algériennes depuis 2010.

Ce n’est pas du côté du célèbre Palais des Congrès qu’il faudra lorgner pour voir la délégation algérienne, présente au festival de cinéma le plus médiatisé au monde. Si aucune production algérienne na été retenue en compétition officielle cette année – chose qui ne s’est plus produite depuis la sélection du long-métrage Merzak Allouache « Le repenti », en 2012, pour la compétition « Un certains regards » en 2012 -, le drapeau algérien flottera bien sur la 68è édition du Festival de Cannes, qui se déroulera du 13 au 24 mai prochain.

Pour la quatrième année consécutive, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), ambassadrice de la culture algérienne à travers le monde, occupera le pavillon n°107 au niveau du Village international. Aménagé par les organisateurs du festival de Cannes sur la plage Riviera, depuis le 2000, ce village est conçu comme un espace d’échanges ouverts à tous les acteurs du 7è art. En tout, une soixante de nationalités, issues des cinq continents, seront représentées.

Ce rendez-vous permettra de « présenter et promouvoir » les réalisations algériennes, soutenues par l’AARC, qui s’est lancée dans la production cinématographique en 2010, explique Smaïl Mesbah, responsable de communication de l’Agence, joint par téléphone ce lundi 4 mai. Il précise que le stand algérien sera décoré dans l’esprit mauresque et ottoman, en hommage à la maison Dar Abdellatif, le siège de l’Agence qui fête cette année ses 300 ans.

Inauguré il y a cinq ans avec le film de Rachid Bouchareb « Hors-la-loi », le catalogue de l’AARC contient aujourd’hui une centaine d’œuvres, financées en partie par cette agence étatique. Parmi les films présentés à Cannes cette année, les dernières coproductions de l’AARC. Notamment, « Certifié Halal » de Mahmoud Zemmouri, projeté en avant-première à Alger le 28 avril dernier, « Maintenant ils peuvent venir », de Salem Brahimi et « L’étoile d’Alger » de Rachid Benhadj.

Les premières images du film de Yann-Arthus Bertrand « Algérie vue du ciel »

L’Agence dit vouloir aussi profiter de cette fenêtre sur le monde pour mettre sous les feux de la rampe les jeunes professionnels algériens. Pour cette édition, plusieurs courts métrages algériens seront mis en avant à travers le Short Film Corner, un espace professionnel dédié aux professionnels du film court, souligne Smaïl Mesbah. Parmi ces courts métrages, « Le silence du sphinx » de Farouk Beloufa, « N’sibi » de Hassem Belaid et « El Mektoub » de Lamia Brahimi Belhadj.

À noter, en dernier lieu, que le photographe engagé pour la cause écologique et amoureux du pays, Yann Arthus-Bertrand, fera une halte au pavillon algérien le 17 mai prochain pour y diffuser, en exclusivité, les premières images de son film documentaire « Algérie vue du ciel », en cours de montage, apprend-on auprès de l’AARC.