Le nouveau texte régissant l’activité d’importation et de commercialisation des véhicules a-t-il déjà fait ses effets ? Trop tôt pour le dire. Néanmoins, les chiffres du Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes (Cnis) montrent que le nombre de voitures importés durant le mois d’avril est nettement inférieur à celui enregistré durant la même période de l’année passée.

Ainsi, les importations de véhicules de tourisme ont connus une baisse vertigineuse de près de 50% (48,05% plus précisément). Le montant est passé de 141,55 millions de dollars durant le mois d’avril 2015, contre 272,48  millions en avril 2014. Il faut dire que de nombreux importateurs ont freinés, durant cette période, leurs importations en attendant la publication officielle de ce nouveau texte. D’autres, ayant eu vent de la loi, auparavant, ont fait des stoks durant le premier trimestre de l’année en cours.

Par ailleurs, plusieurs autres produits ont également connu la même courbe baissière. C’est le cas des médicaments, dont la facture a été, durant ce même mois, de 150,06 millions de dollars, contre 259,17 millions en 2014 (-42%). Une baisse énorme en somme.

L’importation des principaux produits alimentaires a aussi reculé, passant de 1,006 milliards de dollar en avril 2014, à 855 millions cette année. Parmi les produits de première nécessité, le lait et ses dérivés ont enregistrés la plus forte baisse avec 69,54 millions de dollars le mois écoulé, contre 181,86  millions en 2014 (-61,76%).

Notons que malgré cette baisse des importations, la balance commerciale de l’Algérie, durant ce mois d’avril, a connu tout de même un déficit de 744 millions de dollars, contre une excédent de 738 millions durant le même mois de l’année écoulée. La chute du prix du baril continue donc d’affecter l’économie nationale.

Elyas Nour

Notez cet article