Finance/ Le crédit à la consommation vraisemblablement différé

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Prévu initialement pour avant juin prochain, le crédit a la consommation devrait être relancer effectivement “vers septembre” de l’année en cours, a indiqué, ce jeudi 21 mai, le président de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), Boualem Djabar.

La relance de ce type de crédit, annulé par le Loi de finances complémentaire (LFC) 2009 et rétabli dans le cadre la Loi de finances de l’année en cours, est en effet tributaire de la mise en service de la centrale des risques des ménages. Celle-ci, à en croire l’invité de la Chaîne III de la Radio nationale, est la condition sine qua non pour la réactivation dudit produit bancaire. “La centrale des risques des ménages, à distinguer de celle des entreprises qui est opérationnelle depuis assez longtemps, est un instrument nécessaire et préalable au développement du crédit à la consommation. Parce que cet instrument a le mérite de pouvoir cerner les risques que prendra une banque par rapport à une demande de crédit. Il permettra, par ailleurs, de mesurer la capacité d’endettement d’un demandeur de crédit à la consommation”, a expliqué M. Djabar,  avant de souligner que ” La centrale des risques est en voie de parachèvement. Elle sera opérationnelle très bientôt. Selon les échéances annoncées, elle devait être finalisée fin juin et opérationnelle, après les tests, vers début septembre.”

Parlant de l’instrument juridique qui encadre ce type de crédit, à savoir le décret fixant les conditions générales de son octroi, l’invité de la Chaîne III, a affirmé que “le seuil maximum de la capacité de financement est fixé à 30% du revenu du demandeur.” “L’analyse du risque et du montant global du crédit à allouer au demandeur est tributaire de son salaire”, a-t-il souligné. Quant au taux d’intérêt rémunérant le crédit contracté, il n’est pas encore fixé mais il devrait se situer “entre 6 à 7% ” du montant global, à en croie M. Djabar, qui a ajouté que l’échéancier de remboursement pourrait s’étaler de “trois mois à cinq années”, en fonction du coût des équipements acquis.

S’agissant de la nomenclature des produits éligible, le président de l’ABEF, a souligné que “la communauté bancaire pourrait avoir besoin de davantage de précisions”. “Il est vrai que le décret parle de produits nationaux. Mais, il énonce, par ailleurs, que les produits éligibles peuvent répondre à un certain taux d’intégration fixé par arrêté conjoint des ministères chargé de la protection du consommateur.” Optimiste, M. Djabar estime que les banques sont prêtes, donc en mesure de relancer le crédit à la consommation à l’échéance sus-citée. “Le crédit à la consommation n’est pas un instrument nouveau. Les banques sont prêtes à le faire pour l’avoir déjà pratiqué dans le passé”, a-t-il soutenu.