La démographie en Algérie est loin d’être en berne, à croire les chiffres qui viennent d’être rendus publics par Dr Hamiche, sous-directeur chargé de la procréation et du planning familial au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Près de 1.104.000 nouveau-nés vivants ont été, en effet, enregistrés auprès des services de l’état-civil au niveau national durant l’année 2014.

Le nombre des naissances par jour vient d’augmenter considérablement en Algérie, puisqu’il est passé de 2600 naissances en 2013, à 2700 naissances par jour en 2014, a encore révélé le Dr Hamiche, dimanche, à Mostaganem. S’exprimant en marge d’une journée d’étude sur « le programme national de planning familial », l’interlocuteur a souligné que notre pays connaît une bonne croissance démographique par rapport à nos voisins maghrébins. En effet, la démographie de la Tunisie est en berne depuis quelques années, puisque le taux de natalité est de 19,3 pour 1000 pour une population de 10 982 754 de personnes. Le Maroc qui compte actuellement 33 848 242 habitants a enregistré, cette année, près de 247 030.

S’agissant de la mortalité infantile, Dr Hamiche a, dans sa déclaration à l’APS, affirmé que les taux sont en nette régression, puisque les cas de décès de nouveau-nés de moins de 12 mois ont régressé de 0.4% les deux dernières années.

Cancer du col de l’utérus, vers une meilleure prise en charge

De son côté, intervenant à ces deux journées d’étude, qui ont vu la participation de plusieurs spécialistes, la chargée du programme de planning familial à la sous-direction de la santé de procréation au ministère, Abbad Malika a mis l’accent sur l’importance d’adopter un programme national pour le dépistage précoce du cancer du col de l’utérus qui menace la vie de nombreuses algériennes. Dans ce sens, elle a insisté sur l’importance de la sensibilisation des femmes à la nécessité de l’espacement des naissances. Insistant sur l’importance de ce plan, l’intervenante a affirmé que les femmes vivant dans des zones rurales, qui n’ont pas accès au dépistage, pourront se rapprocher des unités de soins mobiles relevant des secteurs de santé publique.

Nourhane S.

Notez cet article