A l’issue de ses « Assises de la jeunesse », tenues hier vendredi à Alger, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) s’est doté d’une structure dédiée exclusivement aux jeunes.

En effet, « La Jeunesse Libre » est le nom de cette organisation des jeunes militants du RCD. Dotée d’un Conseil des jeunes, elle se veut un espace de réflexion, de débat et d’action dans une démarche pacifique », indique le parti de Mohcine Belabbas dans un communiqué sanctionnant les travaux des assises. « Elle (La Jeunesse Libre, NDLR) s’assigne comme objectif de créer les cadres adéquats à même d’engager la réflexion sur la formation et la responsabilisation politique des jeunes dans la société, d’encourager une dynamique associative des jeunes dans les divers domaines politique, culturel, humanitaire et social, de favoriser des échanges d’expériences et un plan de capitalisation continue et pouvoir, enfin, jeter les passerelles entre les jeunes de tout le pays en vue d’impulser un mouvement capable de projeter les jeunes, comme des acteurs incontournables, dans la dynamique de changement et de la refondation nationale », lit-on dans le même document.

Conscients des fléaux qui rongent la société et des dangers qui guettent le pays, les jeunes militants du RCD s’inscrivent dans la lignée de leurs aînés qui se sont sacrifiés pour la libération du pays d’abord, et dans la lutte démocratique ensuite. « Conscients de la gravité de la situation politique, des difficultés sociales qui affectent cette frange majoritaire de la population algérienne telles la mal-vie, le chômage endémique, l’inflation, les passe-droits, la pénurie de logements, la dégradation de la qualité de l’enseignement et de la formation professionnelle et la détérioration généralisée du cadre de vie, auxquels s’ajoutent l’arbitraire et le mépris d’un pouvoir autiste et irresponsable, les participants considèrent qu’il appartient à la jeunesse algérienne d’évoluer dans le sillon tracé par ses aînés au prix de leur vie et d’incommensurables souffrances pour la libération de notre pays et des luttes de la jeunesse des années 70 et 80 qui a affronté les affres du parti unique pour la démocratie, le respect des droits de l’homme et le parachèvement de notre indépendance », souligne le RCD dans son communiqué.

Intervenant à la veille du 19 mai, date anniversaire de la fameuse grève générale déclenchée en 1956, à l’initiative de l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA), « les différents intervenants, précise-t-on, n’ont cessé de rendre hommage à Amara Rachid et ses compagnons et de rappeler leur sacrifice pour la libération de notre pays, en rejoignant les maquis de la Révolution sous le slogan ‘Nous ne ferons pas de meilleurs cadavres avec nos diplômes’ sans omettre l’engagement et la hardiesse de la jeunesse post-indépendance qui a su se donner, malgré la répression et la violence d’un pouvoir absolu, les moyens politiques pour crier son opposition à la dictature et assumer publiquement et pacifiquement ses revendications d’une nation algérienne réconciliée avec son histoire et son identité ainsi que sa volonté de vivre dans la liberté et la démocratie ».

Pour ce faire, les participants, dont le nombre a dépassé « 1000 militants venus des quatre coins du pays, soutient-on encore, affirment leur volonté d’œuvrer solidairement pour permettre à la jeunesse algérienne, loin des chimères mirobolantes du pouvoir et des sirènes théocratiques sans lendemains, de prendre toute la place qui lui revient au sein de la société et dans le champ public et s’engagent,corrélativement, à assumer leur part de responsabilité aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui militent au quotidien pour libérer notre pays du système politique archaïque et despotique et construire une démocratie fondée sur l’Etat de droit, le respect des droits humains et la justice sociale. « 

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