Réuni pour la première fois depuis le remaniement, la semaine passée, du gouvernement Sellal, le Conseil des ministres a entériné la loi portant sur le nouveau découpage administratif.

Ainsi, selon le communiqué du Conseil des ministres, « un décret présidentiel dispose la création de dix circonscriptions administratives à travers les wilayas d'Adrar, de Biskra, de Béchar, de Tamanrasset, de Ouargla, d'Illizi, d'El Oued et de Ghardaïa. Ces circonscriptions administratives seront dirigées par des walis délégués placés sous l'autorité des walis territorialement compétents ». « Un décret exécutif attribue à la circonscription administrative les structures nécessaires au bon accomplissement de sa mission, et la renforce par un Conseil de concertation et de coordination avec les élus locaux concernés. Ce nouveau dispositif administratif qui sera immédiatement mis en œuvre à travers les wilayas du sud, sera étendu en 2016, à travers des wilayas des Hauts Plateaux », ajoute le document de la présidence de la République.

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Selon les termes de ce communiqué, le nouveau découpage administratif ne changera pas grand-chose. Puisqu’au lieu des daïrates qui existent actuellement, ce sera des « wilayas déléguées ». Les responsables qui seront nommés seront toujours mis sous l’autorité des walis. Comment les choses seront-elles gérées ? Il faut attendre le décret exécutif pour le savoir. Mais si on se fie à la gestion des wilayas déléguées qui existent à Alger, il est loisible de se rendre compte que peu de choses vont changer.

Autre limite : les nouvelles wilayas déléguées nécessitent des transferts de fonds importants. Le pays peut-il faire face à de nouvelles dépenses en ces temps de crise ? Certainement pas. Mais les autorités ne semblent pas trop s’en soucier.

Sur au autre plan, cette réunion du Conseil des ministres a décidé le recrutement, à la rentrée universitaire prochaine, de 4600 enseignants dans l’enseignement supérieur. Des infrastructures éducatives vont être réceptionnées, dans le secteur de l’Education et l’enseignement supérieur, à la prochaine rentrée, ajoute encore le communiqué du Conseil des ministres.

Essaïd Wakli