Pour tenter d’accélérer le processus d’achèvement de la construction des logements AADL, le dernier conseil des ministres a décidé d’accorder à la société publique la possibilité de construire, à Sidi-Abdellah à Alger, plusieurs milliers de logements selon la formule location-vente, en s’appuyant sur la méthode du gré à gré. Ce contrat, en gré à gré simple, sera signé entre l’Agence nationale de l’amélioration et du développement du logement (AADL), chargée du programme national de logements location-vente, et une entreprise turque de construction.

« Le projet de 5 000 unités fait partie d’un ensemble de 35 550 logements en location-vente dont l’AADL s’apprête à lancer la réalisation à travers les wilayas d’Alger, Blida, Constantine, Annaba, Tiaret, Sétif et de Sidi Bel Abbès », indique la présidence de la République.

Validé par le gouvernement le 13 mai en cours, ce programme de 35 550 logements intervient après un ralentissement, depuis plusieurs mois, du rythme de lancement des projets par l’AADL. Entamé début 2013, le programme de cette agence prévoyait, initialement, la mise en chantier de 230 000 logements avant fin décembre 2014, alors qu’en réalité, l’AADL n’a pu lancer que 106 363 unités jusqu’à la fin de l’année dernière.

Malgré ce retard, les autorités continuent à promettre le miracle de pouvoir terminer le programme lancé d’ici la fin de l’année prochaine. En plus du programme des 230 000 logements inscrits, les autorités ont accepté, jusqu’à présent, plus de 500 000 dossiers, dont 400 000 ont déjà payé la première tranche.

Pour ceux dont les dossiers ne sont pas acceptés, le ministère de l’Habitat a annoncé que son département va « convoquer » les citoyens qui ont introduit des recours dès le mois de juin prochain. Une nouvelle promesse intenable ?

Essaïd Wakli

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