Le paiement sur Internet (e-paiement) devrait être bientôt opérationnel dans notre pays. La fin juin prochain est le délai que les pouvoirs publics se sont donné pour le lancement de cette solution de paiement en ligne. C’est du moins ce qu’a indiqué, ce mercredi 20 mai, le directeur de la régulation de l’organisme de la monétique au ministère des Finances, Mouatassem Boudiaf.

« Les travaux pour la mise en oeuvre du paiement sur Internet ont été entamés. La première phase a été ficelée et nous sommes en phase de finalisation pour permettre l’ouverture de l’e-paiement à la fin du premier semestre 2015″, a indiqué M. Boudiaf sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Le cadre ministériel estime « réalisable cet objectif, arrêté par les pouvoirs publics et appuyé par le ministère des Finances ». « La fin du mois de juin, on devrait être en mesure de le lancer. Parce qu’aujourd’hui, a-t-il expliqué, il nous reste deux parties, à savoir la promulgation du  mode de paiement et la partie normative pour qu’on puisse passer des tests avec des centres techniques. »

Ce mode de paiement sera toutefois réservé, dans un premier temps, à quelques organismes et institutions publics ou privés, avant sa généralisation progressive. « Nous avons décidé de l’ouvrir dans une première phase aux grands facturiers et certaines sociétés de services. Il y a la société de distribution des eaux d’Alger (Société des Eaux et de l’Assainissement d’Alger, SEAAL, NDLR), les trois opérateurs de téléphonie mobile (Mobilis, Djezzy et Ooredoo, NDLR) qui sont [déjà] prêts. Il y a [aussi] l’opérateur de téléphonie fixe et ADSL (Algérie Telecom, NDLR) qui va livrer les tests de l’interconnexion de sa plateforme avec la plateforme interbancaire à la fin du mois en cours. Il y a également des compagnies aériennes, dont Air Algérie et d’autres qui sont en phase de tests. Puis, nous allons éventuellement l’ouvrir aussi à ceux qui seraient prêts par la suite, à l’instar de l‘AADL, les OPGI et d’autres administrations tels que l’administration fiscale, les Douanes et la direction générale du Trésor », a précisé M. Boudiaf.

Par l’e-paiement, les pouvoir publics veulent généraliser non pas la carte de paiement? mais plutôt son usage, a en croire l’invité de la ChaîneIII. « Aujourd’hui, on a plus d’un million de cartes, mais qui ne génèrent pas de transactions. L’objectif est que l’on puisse générer des transactions. Pour ce faire, on va s’appuyer sur le paiement sur Internet qui est un levier important », a-t-il indiqué. Et de souligner: « Aujourd’hui, nous n’avons peut-être pas suffisamment de TPE (Terminaux de paiement électronique, NDLR), puisque le nombre d’appareils installés à ce jour avoisine les 2876. Quant au nombre de porteurs, nous en avons un peu plus d’un million. Nous avons donc besoin de développer le nombre de TPE et celui de porteurs. » Pour combler ce manque, « il y a, a-t-il affirmé, des acquisitions qui se font et il va y avoir un programme de redéploiement des TPE inactifs au niveau de certaines banques afin d’étendre  le réseau d’acceptation ».

Le directeur de la régulation de la monétique a, par ailleurs, réitéré « la volonté des pouvoirs publics de mettre un terme, par le biais de ce levier et tant d’autres, au cash lors des transactions. » Une volonté maintes fois réitérée depuis maintenant une…dizaine d’années, mais qui est toujours restée au stade d’annonce. Tout comme le lancement « imminent » du paiement en ligne que l’on ne cesse d’annoncer depuis au moins 2009.

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