Concernant le récent remaniement gouvernemental, le président du RCD, Mohcine Belabbas, fait une lecture pour le moins étonnante. Il explique que la composante annoncée par la présidence de la Pépublique est le résultat d’une absence de consensus au sein des clans qui composent le pouvoir.

Mohcine Belabbas explique, dans des sorties médiatiques, que le refus de Gaïd Salah de quitter son poste a bloqué un « remaniement sérieux ». « Les informations qui nous sont parvenues ces six derniers mois faisaient état d’un blocage du remaniement dû au refus du vice-ministre de la Défense nationale de quitter le gouvernement. Selon ces informations, il était question que ce même vice-ministre soit remplacé. Je ne sais pas comment il a résisté. Ce qui est sûr, c’est qu’il est encore ministre et qu’il n’y a pas eu donc de remaniement sérieux », a-t-il dit entre autre au site TSA.

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Plus, le dirigeant du RCD explique qu’Abdelmalek Sellal sera « nommé président du Conseil de la nation » une fois parti du gouvernement. D’où tient-il ces informations ? Le chef du RCD explique qu’il tient cela de « sources » proches du pouvoir.

Une chose est certaine : le dernier remaniement ministériel a intrigué tout le monde, y compris les ministres concernés. En effet, personne n’a réussi, jusqu’à présent, à comprendre les réelles raisons qui ont conduit à la composition d’un gouvernement qui n’a concrètement aucune âme.

Il reste maintenant à dénouer l’énigme de la nomination de Noureddine Bedoui ministre de l’Intérieur. Car, de toutes les désignations, c’est celle qui intrigue le plus.

 Essaïd Wakli