L’affaire Chani Medjdoub, l’accusé principal dans le scandale de corruption de l’autoroute Est – Ouest s’internationalise. 

En effet, un rassemblement va être organisé, en sa faveur, le lundi 1er juin prochain, au Luxembourg, pays de sa résidence, par un comité de soutien créé récemment.

Par ailleurs, l’ACAT, Une ONG contre la torture et la peine de mort, a demandé aux différentes institutions européennes et autres de s’intéresser à cette affaire. «Le Luxembourg et l’Union européenne doivent immédiatement intervenir auprès des autorités algériennes pour faire cesser les violations des droits de l’homme infligées à leur ressortissant», indique cette ONG dans un communiqué. Selon Hélène Legeay, la responsable des programmes Maghreb – Moyen-Orient à l’ACAT, «l’Union européenne doit impérativement intervenir auprès des autorités algériennes, en application de ses lignes directrices concernant la torture», avant d’ajouter : «en tant que partie à la Convention contre la torture, le Luxembourg doit prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher que des actes de torture soient commis à l’encontre de ses ressortissants ou qu’ils soient condamnés sur la base d’aveux forcés. A minima, il devrait fournir à M. Chani une protection consulaire effective et même recourir à la protection diplomatique dans la mesure où la justice algérienne refuse d’enquêter sur la torture subie par la victime».

Rappelons que Chani Medjdoub, condamné à 10 ans de prison pour corruption, a entamé une grève de la faim, depuis le 11 mai en cours, pour dénoncer des actes de torture. Celui-ci avait dénoncé, lors de son passage devant le juge, la torture qu’il a subi de la part d’agents du DRS.

Elyas Nour

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