La croisade contre les filles portant des jupes se poursuit à Alger. A Bab Hassen, dans la banlieue d’Alger, une école privée, l’école « Cipel », a obligé ce mardi 02 mai une jeune élève âgée de 16 ans de changer sa robe parce qu’elle a été jugée « trop courte » par une responsable de cette école. 

La jeune Anaïs a été contrainte par des surveillants de son école d’appeler sa mère pour qu’elle lui ramène de nouveaux habits afin de pouvoir poursuivre son examen blanc de B.E.M (brevet d’enseignement moyen). Introvertie et fragile, la jeune Anaïs a été bouleversée par ce traitement brutal que lui a réservé son école privée, nous apprend son oncle, Chemseddine joint cet après-midi par téléphone. « Appelles tes parents pour qu’ils te ramènent un jean » ont ordonné les surveillants de l’école privée pour laquelle la famille d’Anaïs paie des frais de scolarité de 600 mille Da par an, indique son oncle à Algérie-Focus.

« Nous payons tout cet argent pour que notre fille soit traitée ainsi. C’est scandaleux ! », s’est indigné notre interlocuteur d’après lequel Anaïs a été autorisée par sa mère à porter la robe incriminée. Des habits ordinaires qui n’ont rien de choquant ou d’immoral, insiste l’oncle en colère. « Nous allons saisir l’Académie d’Alger contre ces agissements inacceptables ».

Selon lui, sa nièce a été victime aussi d’un autre véritable harcèlement le 17 mai dernier. « La soeur de la directrice l’a faite sortir de la classe et lui a confisqué son pull jugée sexy ! Comme Anaïs devait passer ses examens de B.E.M, nous n’avons pas voulu faire tout un scandale pour ne pas perturber sa scolarité », confie Chemseddine. Mais, aujourd’hui, la famille d’Anaïs ne veut plus se réfugier dans le silence. « Nous ne voulons plus que notre fille subisse des remarques désobligeantes sur ses tenues. Elle s’habille de façon très correcte. Cet harcèlement doit cesser », s’écrie l’oncle d’Anaïs. Il est à souligner enfin que nous avons tenté de joindre l’administration de l’école privée « Cipel ». Un agent de surveillance a répondu à notre appel en nous indiquant qu’aucun « responsable ne se trouve en ce moment à l’école ».

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