L’opération de correction du Baccalauréat 2015 ont commencé, hier dimanche, dans 70 centres retenus à cet effet. Pour veiller au bon déroulement de cette étape de l’examen, le ministère de l’Education nationale a mobilisé près de 55.000 enseignants compétents.

Le compte à rebours est lancé. Avant l’annonce des résultats, prévue au plus tard le 10 juillet prochain, des milliers de correcteurs sont actuellement mobilisés afin de corriger, dans la transparence totale, les copies des examens. Le choix des enseignants/correcteurs ne s’est pas opéré fortuitement. Selon un reportage réalisé hier par la radio Chaîne III, « les enseignants correcteurs sont sélectionnés en fonction des listes établies préalablement par la direction de l’Education de chaque wilaya en collaboration étroite avec les inspecteurs de chaque matière ».

Plusieurs conditions sont requises dans le choix de ces derniers, à savoir l’expérience, le sérieux et la maîtrise. Les correcteurs ne sont, par ailleurs, pas soumis à une mise en quarantaine contrairement à ce qui se dit. Ils rentrent chez eux chaque soir, à la fin de la journée. Cependant pour veiller à la transparence de l’opération, les responsables du ministère de l’Education ont misé sur l’anonymat des copies qui arrivent déjà codées au niveau des centres de correction.

Les correcteurs ont travaillé, pendant ces deux derniers jours, à établir le barème des épreuves. Toutes les copies seront systématiquement corrigées deux fois. Seules les copies présentant un écart de trois points et plus entre les deux seront soumises obligatoirement à une troisième correction. La note retenue sera la plus rapprochée des deux. Il est à signaler qu’au niveau des 70 centres de corrections, les enseignants sont répartis par disciplines, regroupés en jury à leur tête un inspecteur, pour coordonner le travail sous la houlette du chef de centre. Les moyennes des candidats seront par la suite calculées et les résultats communiqués le 10 juillet.

Nourhane S.