Après deux mois d’incubation, le dialogue inter libyen a repris, hier mercredi, à Alger. Des représentants de plusieurs factions politico-militaires se sont retrouvées, une nouvelle fois, en Algérie, pour discuter de la meilleure formule qui permettra à leur pays de sortir de la crise.

« Le temps est venu pour envoyer un message fort, à partir d’Alger, lors  de cette réunion cruciale, à tous les Libyens qu’il est grand temps de prendre  la décision », a déclaré l’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye, Bernardiro Léon à l’ouverture des travaux de ce troisième round,  sous l’égide de l’ONU. M. Léon a indiqué que cette réunion est l’ « occasion pour améliorer le projet précédant », expliquant que « les Libyens ont compris que la dernière proposition  d’accord doit être amendée sur la base d’une approche plus politique que devraient accepter tous les acteurs impliqués ».

De son coté, le ministre algérien chargé des Affaires maghrébines, de l’Union africaines et de la ligue arabe, Abdelkader Messahel, a indiqué que ce dialogue « repose sur la seule  volonté des Libyens, loin de toute ingérence étrangère. Il permettra de mettre en place un gouvernement d’union nationale qui prendra en charge la gestion des affaires publiques, s’emploiera à rétablir la stabilité à travers tout le territoire libyen et anéantira la menace de division du pays. » « L’escalade des menaces terroristes et l’extension du cercle de la violence de par le monde sont désormais une préoccupation pour la communauté internationale  tout entière », a-t-il poursuivi, estimant que « l’acceptation du dialogue par  les enfants de la Libye reflète leur prise de conscience quant à l’ampleur de  la menace qui pèse sur leur pays et traduit leur détermination de le protéger et de le préserver », ajoute le ministre algérien.

Plusieurs parties libyennes ont assuré que ce dialogue « est une occasion » de trouver une solution durable à un conflit qui dure depuis au moins 4 ans dans un pays en proie à l’anarchie et au règne des groupes armés. Car, en plus des tribus, l’immersion de l’Etat islamique dans le conflit donne une autre tournure à la crise.

C’est parce qu’en plus des luttes armées, la problématique des migrants clandestins est venue aggraver la situation que des pays comme l’Egypte, l’Algérie, l’Italie et la Tunisie ont décidé de tenir, dans les prochains jours, une réunion de concertation dans la capitale égyptienne. La rencontre va être animée par les ministres des affaires étrangères de ces pays. Mais peu d’informations ont circulé sur la rencontre.

Essaïd Wakli

Crise libyenne/ Les efforts diplomatiques s’intensifient
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