La croissance économique de l’Algérie sera en baisse pour l’année en cours. Selon les prévisions de la Banque mondiale, l’économie algérienne va progresser de 2,6% ; un taux inférieur aux anciennes prévisions qui ont tablé sur un taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) à 3,3%.

Ce recul est expliqué par la Banque mondiale par la baisse des prix des hydrocarbures dans la région Mena (Afrique du Nord et Moyen-Orient). Cette situation « pose un problème particulier aux pays exportateurs de pétrole dont la plupart sont aussi confrontés à de sérieux problèmes de sécurité (Libye, Irak et Yémen), ou disposent d’une capacité d’amortissement économique limitée (Iran, Irak) ».

Même chez les pays importateurs de pétrole de la région, les effets positifs potentiels de la baisse du pétrole « sont partiellement annulés par les effets de contagion provenant des pays fragiles de la région, notamment sous la forme de problèmes de sécurité et d’une diminution des envois de fonds », ajoute un rapport de la Banque mondiale.

En revanche, la Banque mondiale prévoit une hausse continuelle de la croissance du PIB algérien pour les deux années à venir. L’institution de Bretton Woods a revu à la hausse hausse ses pronostics pour l’Algérie en tablant, désormais, sur une croissance de 3,9% en 2016 (contre un pronostic de 3,5% en janvier dernier) et de 4% en 2017 (contre un pronostic de 3,5%).

Les prévisions de la Banque mondiale rejoignent celles du Fond monétaire international (FMI) qui a prévu pour l’Algérie une croissance globale de 2,6% en 2015, avant de remonter à 3,9% en 2016.

Essaïd Wakli

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