Le ministère de l’Education nationale a réagi, aujourd’hui, aux polémiques liées à l’examen du baccalauréat de cette année, à savoir l’erreur commise dans l’un des sujets proposés aux candidats et les cas de triche.

Tous en précisant que cette erreur «n’a pas eu d’incidences sur le sujet», l’inspecteur général du ministère, Medjadi Messeguem, a affirmé qu’une enquête a été ouverte à ce sujet. «Nous allons enquêter sur cela et s’il s’avère qu’il y a eu  une faute professionnelle, nous allons prendre les mesures disciplinaires qui s’imposent», a-t-il déclaré à la radio nationale.

Rappelons que dans un sujet de langue arabe, un poème a été attribué à Mahmoud Derouiche alors qu’il est de Nezzar Kebbani. Messeguem a affirmé que «tous les documents et les personnes impliquées dans l’élaboration du sujet» seront passés au peigne fin. Celui-ci a exprimé «l’étonnement» du ministère à propos de cette erreur, puisque «l’élaboration des sujets du Baccalauréat dure au moins deux ans et passe par des commissions pluridisciplinaires».

S’agit-il donc d’un «complot» ? Le responsable du ministère de l’Education nationale n’en a pas dit plus.

Par ailleurs, Messeguem s’est exprimé également sur le sujet d’éducation islamique qui a été «balancé» sur les réseaux sociaux quelques instants seulement après le début de l’examen. Là encore, il a promis une enquête. Toutefois, il a avoué que le ministère ne pouvait pas faire face, en l’état actuel, à ces comportements. «Une fouille systématique prendrait du temps», a-t-il affirmé.

En d’autres termes, il y a toujours des candidats au bac qui réussissent à introduire des téléphones portables. Et les directeurs des centres d’examen « n’y peuvent rien ».

Elyas Nour  

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