Les chiffres relatifs à la violence juvénile, notamment les agressions sexuelles contre des enfants, sont en nette hausse en Algérie.

Selon Mme Kheira Messaoudène, commissaire divisionnaire et chef du bureau de protection de l’enfance à la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), qui intervenait hier sur les ondes de la Chaîne III, il y a eu, depuis le début de l’année, «1 700 actes de violences juvéniles, dont 517 pour des motifs sexuels». Celle-ci admet, par ailleurs, que ces derniers cas sont difficiles à détecter, surtout lorsque cela se produit en milieu familial. Les enfants pris en charge ne l’ont été que dans les cas où il y a fugue ou hospitalisation.

Kheira Messaoudène fait remarquer qu’il y a un manque flagrant de la «culture de dénonciation». Une passivité des citoyens qui font que ces drames se passe souvent dans un silence pesant pour l’enfant victime de ces sévices et ses proches. D’où la décision de la police de mettre sur pieds un numéro vert qui permettra aux citoyens consciencieux de «dénoncer» des cas de violences juvéniles dans l’anonymat.

D’autre part, et pour mieux prendre en charge ces cas de violences, une cinquantaine de brigades de protection de l’enfance ont été lancées à travers le territoire national dont trois pour la seule wilaya d’Alger.

Elyas Nour