Après l’institution du paiement par chèque pour les transactions supérieures à un million de dinars, qui entrera en vigueur après-demain, le gouvernement compte également développer l’utilisation de la carte de paiement dans notre pays dans un délai n’excédant pas un an. C’est du moins ce qu’a indiqué le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, ce mercredi, sur les ondes de la Radio nationale.

Le premier argentier du pays s’est ainsi fixé l’échéance de « juin 2016 » comme date-butoir à l’élargissement de l’utilisation de la carte bancaire, qui ne sert actuellement qu’au retrait d’argent. Il a annoncé à cet effet une réunion des banquiers prévue pour jeudi prochain.

« Là, il s’agit d’une demande que j’adresse aux commerçants, au patronat, aux consommateurs et aux banquiers bien sûr. J’espère que la plateforme de paiement par carte sera élargie à l’ensemble des métropoles. Je crois que sur les 1591 communes (1541, NDLR) que nous avons, il y a plus de mille qui sont importantes. Donc, il faut de nouveau que la monétique se développe comme se sont développés la téléphonie mobile et Internet », a souligné M. Benkhalfa.

Reste maintenant à savoir si le développement de la monétique ne connaîtra pas le même échec que celui de l’obligation de règlement des grosses transactions par chèque. Pour ce dernier procédé, faut-il le rappeler, les pouvoirs publics avaient déjà tenté de l’instaurer, à deux reprises durant les dernières années, mais en vain. Sauf que cette fois, le ministre du secteur dispose d’un atout considérable consistant en sa longue expérience sur le terrain, pour avoir notamment été à la tête de l’Association des banques et établissements financiers (Abef).